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Qu’on se le dise, le manque de désir sexuel – voire l’absence de désir – n’est (malheureusement) pas réservé au sexe masculin : 10 à 30 % des femmes sont concernées par ce qu’on nomme, en jargon psy, le  » trouble du désir sexuel hypoactif  ». Sur le sujet, il faut pointer une relative omerta en France… alors qu’aux Etats-Unis, des essais cliniques sont menés depuis plus de dix ans !

Passons. De quoi parle-t-on précisément ? Lybrido, Lybridos, LibiGel, Flibanserin, Bremelanotide… Ces nombreuses molécules sont actuellement testées aux USA avec une mise sur le marché envisagée en 2016. Saluons d’abord une prouesse technique car le désir féminin, bien plus complexe que le désir masculin, met en jeu de multiples hormones (sérotonine, testostérone, dopamine) et des zones du cerveau encore mal connues. Il faut donc questionner l’efficacité réelle de ces molécules censées rebooster l’activité sexuelle de nombreuses femmes (une femme sur dix est concernée par le manque de libido, selon Odile Buisson, gynécologue et spécialiste du désir féminin) . Si l’on en croit l’avis des experts américains, la pilule Lybrido, fait son effet au bout de deux à trois heures (et celui-ci dure plusieurs heures !).  » Le Lybrido marche bien « , explique Adriann Tuiten, son fondateur,  » mieux que tout ce qui est expérimenté jusqu’à présent  » (interrogé dans Libération le 25 août dernier).

Peut-on donc crier victoire ? Ne vendons pas la peau de l’ours… Et attendons la fin des essais cliniques pour avoir plus de certitudes sur la question. Reste que l’on ne peut que se réjouir que la question du désir féminin soit (enfin) mis sur le devant de la scène.

Pour en savoir plus :

– Que pensent les femmes du viagra féminin ?

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