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Dessin symbolisant le renouveau du féminisme en France (auteure : Pénelope pour le magazine Télérama) Crédit photo : Google Images.

Dessin symbolisant le renouveau du féminisme en France (auteure : Pénélope pour le magazine Télérama)
Crédit photo : Google Images

Le féminisme… un combat passéiste, obsolète, dépassé ? Ce blog perdrait toute sa raison d’être si je n’étais pas persuadée du contraire ! Et cette conviction paraît (heureusement !) assez largement répandue, si l’on en croit les résultats d’un sondage, publiés fin novembre (enquête réalisée par le CSA, avec Terra Femina) : 75 % des femmes interrogées estiment en effet que le « féminisme a encore un sens en 2013 ». Parmi  elles, 50 % affirment même « qu’il reste des inégalités à combattre ».

Et pour cause ! Les chiffres sont là pour attester de ces injustices qui persistent. Inégalités de salaires, sous-représentation des femmes dans la sphère politique, sous-représentation dans les conseils d’administration des grandes entreprises, inégalités dans l’exposition médiatique, inégalités de traitement dans l’espace public… Il serait en fait trop long d’énumérer en détails toutes les inégalités avec lesquelles les femmes doivent composer au quotidien ! Ségolène Roy, blogueuse sur Mediapart, en donne un (long et argumenté) florilège dans son excellent article  » Pourquoi nous avons besoin du féminisme en France au XXIème siècle  » (4 décembre 2013). Concluant son post de belle façon :  » Tant qu’on ne considérera pas les personnes, hommes, femmes ou intersexes, avant tout comme des êtres humains, tant qu’on rangera chacun et chacune dans une catégorie dans laquelle le comportement, la psychologie, les aptitudes s’expliquent par l’appartenance à un sexe biologique, tant qu’on ne prendra pas conscience de ce qui est en jeu dans cette bicatégorisation de l’être humain, et qu’on n’en tirera pas les conséquences, l’égalité et la liberté seront des mots vains. « 

Bref, le résultat de l’enquête du CSA, citée plus haut, a un mérite : si ces  » disproportions de conditions  » entre les sexes sont objectives et attestées par les chiffres, elles sont bel et bien perçues par les premières intéressées… et pointées du doigt (et on ne peut que s’en réjouir !). Sans doute parce que, comme le dit si bien Margaret Maruani, directrice de recherches au CNRS,  » si les inégalités hommes/femmes ne sont pas plus importantes aujourd’hui, elles sont encore plus injustifiables et illégitimes qu’auparavant.  » La question est maintenant la suivante : quand est-ce que ce plafond de verre commencera-t-il à se fissurer ?

Pour en savoir plus :

Site de l’Observatoire des inégalités, rubrique  » Hommes et femmes « .

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